RDC : Le MPRS « Mouvement Populaire pour la Réforme Sociale» réagit sur la déclaration de principes signée entre le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 à travers son Secrétaire général L’Ir. John BULAMBO BUYANA

Alors que la République Démocratique du Congo a franchi une étape dans le processus de paix avec la signature récente d’une déclaration de principes entre le gouvernement (IRDC) et la coalition rebelle AFC/M23 (également appelée IFC123), plusieurs partis politiques commencent à réagir. Parmi eux, le Mouvement Populaire pour la Réforme Sociale (MPRS) a rendu public un message dans lequel il formule plusieurs recommandations et mises en garde sur les suites de cet accord.

Une inclusion de toutes les composantes de la société

Le MPRS insiste sur l’inclusion de toutes les parties prenantes dans la mise en œuvre de cette entente : société civile, autorités locales, groupes armés congolais, femmes, jeunes et autres couches sociales. Pour le parti, une paix véritable ne pourra se construire sans une participation active des Congolais dans leur diversité.

Transparence dans la mise en œuvre de l’accord

Le MPRS plaide également pour une communication transparente et régulière autour du processus. Il estime que la confiance de la population repose sur un suivi clair et honnête de l’accord signé, y compris ses mécanismes d’application, ses échéances et les engagements réciproques.

Justice transitionnelle et réconciliation nationale

Pour le MPRS, la paix passe par la justice. Il appelle à la création de mécanismes de justice transitionnelle pour que les crimes commis pendant les affrontements soient reconnus et traités. Le parti insiste sur l’importance de la réconciliation, du pardon et du dialogue afin de reconstruire la cohésion sociale entre les communautés meurtries.

Un développement pour s’attaquer aux causes profondes

Le MPRS insiste aussi sur la dimension socio-économique de la paix. Il recommande des programmes concrets de développement dans les régions affectées par les conflits, afin de répondre aux frustrations économiques souvent à l’origine des violences. « Sans amélioration des conditions de vie, la paix restera fragile », souligne le communiqué du parti.

Renforcer l’État pour garantir la stabilité

Enfin, le MPRS  à travers son Secrétaire général l'Ir BULAMBO BUYANA John  appelle à un renforcement structurel de l’État, notamment dans les secteurs de la sécurité, de la justice et de l’administration publique. Pour le parti, seule une gouvernance forte et équitable permettra d’assurer la stabilité à long terme et de remettre l'autorité de l'Etat.

Un accord salué mais des inquiétudes persistantes

Malgré un ton globalement favorable à la démarche du gouvernement, le MPRS alerte sur le fait que cet accord de principes ne saurait être une fin en soi. Il ne doit pas masquer les défis majeurs encore à venir, notamment la gestion de certaines milices dites "patriotiques".

La question des Wazalendo, grande oubliée du document

En filigrane de toutes ces discussions, un point majeur reste en suspens : le sort des combattants Wazalendo. Ces groupes armés, présentés comme des résistants patriotes, n’ont pas été explicitement mentionnés dans l’accord de principes signé. Or, leur avenir et leur intégration ou démobilisation constituent un enjeu crucial.

Nombreux analystes redoutent que l’absence de cadre clair pour gérer les Wazalendo ne devienne une bombe à retardement susceptible de fragiliser tout le processus de paix. Pour le MPRS, cette question doit impérativement faire partie des discussions dans les prochaines phases du dialogue national.

Nous invitons toutes les parties prenantes pour assurer la paix et le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.


Par Gaspard LWENDO 

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