*Changement de la Constitution en RDC : François Rubota fait appel à une réflexion profonde sur l’avenir du pays



Alors que le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution continue d’alimenter la scène politique congolaise, certaines voix estiment que la priorité nationale ne devrait plus être centrée sur les questions institutionnelles, mais plutôt sur la survie même de l’État face aux conflits armés persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo.

C’est dans ce contexte que François Rubota défend une position qu’il qualifie de « patriotique », soutenant que la question du changement de la Constitution ne devrait pas être analysée uniquement sous l’angle juridique ou politique, mais surtout à la lumière des défis sécuritaires auxquels le pays reste confronté depuis plus de trois décennies.

« Le changement de la Constitution ne constitue aucun problème pour moi. Le fait que Félix Tshisekedi soit là après 2028, c’est un moindre mal », affirme-t-il, estimant que le contexte sécuritaire exceptionnel impose une lecture différente des priorités nationales.

Dans son analyse, François Rubota retrace l’historique des conflits qui ont secoué l’Est de la RDC, depuis la guerre des Banyamulenge devenue par la suite celle de l’AFDL, jusqu’aux rébellions du CNDP menées notamment par Jules Mutebusi et Laurent Nkunda, sans oublier les différentes résurgences du M23, dont la prise de Goma en 2012, puis la rébellion relancée en novembre 2021 sous la coalition AFC/M23 et ses alliés.

Pour lui, ces cycles de violences traduisent une stratégie régionale de déstabilisation visant à maintenir une influence étrangère sur la gouvernance congolaise. Il accuse notamment le président rwandais Paul Kagame de vouloir imposer à Kinshasa un pouvoir favorable aux intérêts de Kigali.

Selon cette lecture, le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi aurait marqué une rupture avec les précédents régimes en s’opposant frontalement aux ambitions rwandaises dans la région des Grands Lacs.

« Félix Tshisekedi a osé démasquer le monstre », soutient François Rubota, qui considère que le président congolais dispose aujourd’hui d’une maîtrise des leviers diplomatiques et militaires nécessaires pour poursuivre le rétablissement de l’autorité de l’État et préserver l’intégrité territoriale.

Le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution ne devrait donc pas, selon lui, être perçu comme une menace pour la démocratie si l’objectif demeure la stabilisation du pays et la restauration de la souveraineté nationale.

Cette position repose également sur des considérations stratégiques liées à la situation sécuritaire dans les hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu.

« Depuis 1996, plusieurs armes ont été acheminées dans les hauts et moyens plateaux. Cette zone constitue, en tout cas, une base militaire du Rwanda. Il est très important pour les FARDC de désarmer et de démilitariser cette région afin de restaurer la paix », a expliqué l’expert.

François Rubota estime que cette zone constitue un enjeu militaire majeur en raison de sa position géographique couvrant plusieurs territoires, notamment Mwenga, Fizi, Uvira et Walungu, jusqu’aux abords du lac Tanganyika.

Il appelle ainsi les Forces armées de la RDC à intensifier leurs opérations afin de reprendre le contrôle total de cette partie du pays, qu’il considère comme déterminante pour la stabilité nationale.

Dans un climat politique où la question du changement de la Constitution reste sensible, ce courant de pensée met en avant un argument sécuritaire : celui de la nécessité de consolider l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national avant toute autre considération politique après 2028. L'institution Président de la République actuel doit être stabilisée au delà de cette année aux fins de garantir l'équilibre régional où les Présidents de nos pays voisins hostiles à la RDC  vont au delà de 2034 et d’autres à plus de 5 mandats. La démocratie congolaise ne doit pas servir de béquille pour la déstabilisation du Pays où certains voisins commencent à jouer sur l’usure en attendant le départ de Trump de la maison Blanche ou encore avec le départ du Président Félix en 2028, ce  qui ne serait pas souhaitable. Lorsque Paul Kagame dit qu’abandonner ce qu’il fait en RDC ferait plus mal que les sanctions imposées au Rwanda doit interpeller le Peuple Congolais beaucoup plus les opposants qui sont dans la politique d’ôtes toi que je m’y mette au lieu de Penser pays.



Rédaction

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